[BaselWorld] Linde Werdelin Toolwatches 2.0


Nous sommes reçus sur le stand à BaselWorld par Sky pour nous y faire présenter les modèles de Linde Werdelin:
 

La notion d'instrument, récurrente dans l'horlogerie, avec diverses « ToolWatches » d’aviateurs, de plongeurs, ou encore de pilote automobile, sont un exercice de style constamment renouvelé mais toujours limité par les limites de la mécanique.
A l’ère des calculateurs quantiques et autres drones volants à Mach 11, l'instrument purement mécanique apparaît comme totalement désuet par rapport à la complexité exponentiel de l'informatique.
Or, intégrer des modules électroniques dans des montres mécaniques est toujours mal perçu par les passionnés (c.f. : Panerai PAM193 et son profondimêtre électronique).

Jusqu'à présent, personne n'avait apporté de solution valable à ce paradoxe technologique.
Aujourd'hui, Linde Werdelin propose enfin une solution acceptable par toutes les parties : une solution technique, esthétique et horlogère.
Plutôt que de contraindre le mouvement mécanique à cohabiter au sein du boîtier avec un chipset électronique, lequel dénaturerait irrémédiablement la noblesse helvétique du mouvement, LW propose un module optionnel s’arrimant sur les boitiers de ces modèles.

Les modules disponibles sont pour le moment dédiés, soit aux sports de montagne (The Rock), soit aux sports de plongée (The Reef) et tarifiés à partir de 1000€.
LW propose ainsi une solution de contournement élégante tout en palliant de façon originale aux limites actuelles de la mécanique horlogère.

Cette vision renouvelée de l'objet horloger s'exprime aussi dans la communication en surfant sur le renouveau de la bédé franco-belge. Linde produit un «Storytelling» important axé autour de 4 personnages féminins dont chacun donne lieu à un Opus de bédé.

Le résultat rappelle certaines publications de l’éditeur Soleil, ou encore la collection Série B éditée par Delcourt (Golden City, Golden cup, Artica, ...)
En somme un genre littéraire à mi-chemin entre l'anticipation et le post-Cyberpunk, tendance Bisounours, le tout mâtiné de moult coups de feux, cascades spectaculaires, scènes de montagne et de plongés mettant au mieux en œuvre l’esprit des montres et modules de Linde.
Choix courageux et très «Geek», Linde et Werdelin (les créateurs), ayant compris à l'évidence comment communiquer auprès des jeunes générations de passionnés et de collectionneurs.

Avec cette approche fort novatrice en terme de communication, le design ne pouvait être que radical, il emprunte tant à la Royal Oak Offshore d’Audemars Piquet, qu'à là Hublot Big Bang, montre "sans cornes", matériaux techniques, boîtiers évidés.

Avec des boîtiers allégés, tant grâce à l'utilisation du titane, qu'au fait qu'il soit exo-squelettés (on pourrait dire extrudé, mais ça ne serait pas assez SF) et à l'intégration des cornes dans le boîtier, le confort est optimal malgré les diamètres de 44 sur 46mm. Une fois passées, les montres se font complètement oublier au poignet.
Malgré la taille sur le papier, 44mm, la montre ouvre peu et les cadrans sont assez chargés ce qui au final donne l'impression de porter une montre de 42mm.

Les collections se déclinent donc autour des personnages de la bédé.

The One : Le modèle de base qui permet d'acquérir une LW, y compris un module, pour moins de 5000€ :

L'Octopus: boîtier gravé avec un module dédié, «tatoué» lui aussi et qui, fait notable, embarque un mouvement Piguet 1150:

Ensuite la Three-Timer GMT de facture assez classique avec seconde aiguille et lunette tournante. A notter le cadran qui est fort réussi:

Très intéressante, la SpidoLite, du nom de l'héroïne du premier tome de bédé. Ici avec le module:

Enfin la SpidoSpeed, ce chronographe est le nouveau fer de lance de la gamme, monté avec un mouvement «Custom», un chrono Concepto:

La nouveauté 2011, la SpidoSpeed Black, avec son module approprié (il existe 6 versions de modules en fonctions des couleurs/habillage):

On pourrait définir LW comme une «European Watch Compagny», basé à Londres, avec des collaborateurs des quatre coins de l'Europe, notamment Aphrodite qui est grecque, les patrons sont Danois, et bien évidemment les mouvements sont suisses.
Ainsi, à l'image de l'Europe, les idées et les concepts sont nouveaux tout en remettant au goût du jour et de belle manière les concepts plus anciens mais éprouvés (l'instrument de poignet).
La force de Linde réside dans la fraîcheur de son approche et de ses produits dans une production Helvético-Suisse parfois très conventionnelle.
Nouvelle vision de la communication, nouvelle vision de la «Toolwatch»: je m'attends à être surpris par la suite des aventures de Linde Werdelin.


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